"Up above the world I fly, like a tea tray in the sky"

Bienvenue dans mon humble demeure. Essuyez-vous les pieds en sortant.

lundi, juin 09, 2008

"Le premier me craindra, le second brûlera de m'apercevoir" / To be continued


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mardi, avril 29, 2008

Motherfucker=Redeemer


Oui non je sais. Le temps file ici, c'est bientôt la fin. Et j'ai pas trop envie d'y penser parce que c'est triste.

Je déteste quand j'ai du mal, beaucoup de mal. Par exemple, il m'est presque'impossible d'écrire "bien" ou "beaucoup" du premier coup sans faire de faute. Alors j'écris "bine" et "beuacoup" et ça me rend fou.

Je viens d'expériencer (oui oui ça existe) quelque chose de génial. Ma nouvelle, my Creative Story, eh ben je l'ai finie et tout. Pour cela j'en avais écrit une première version, version que les autres élèves de la classe ont lu avant de me rendre une critique constructive d'une page. Et là miracle. Tout au long de ma scolarité, que ce soit au lycée ou en prépa je me suis tout le temps demandé si les professeurs n'y allaient pas un peut trop fort parfois sur les analyses. Oui oui, vous savez, ces professeurs complètement obsédés qui ne voient que des bites à travers les lignes, ou ceux qui s'émerveillent devant les symboles soigneusement cachés au détour d'une phrase. Moi ça me laissait quelque peu sceptique tout ça. Je me disais que ça se trouve l'auteur il avait juste écrit cette phrase comme ça, dans le cadre de son histoire, sans vraiment penser que Marie découpant une quiche aux poireaux à l'aide d'une pelle à tarte évoquerait sans aucun doute possible la Vierge Marie s'épanchant dans le stupre et la fornication, critique virulente de la Transsubstantation catholique et de la main mise du clergé sur l'éducation. Eh bien j'ai la réponse! Chaque personne amenée à critiquer mon histoire a cru percervoir quelque chose que je n'avais même pas imaginé en rêve. Putain j'ai eu de tout. Certains se sont lancés dans des analyses détaillées d'une finesse insoupçonnée, d'autres m'ont expliqué le sens de mon oeuvre. Yen a même un qui m'a dit que mon personnage principal était existentialiste (là j'ai pas pu m'empêcher de sourire). Je trouve ça génial.

Il y a peu j'ai regardé le documentaire Dig!, un truc de fou, relatant sept ans d'amitié puis de haine entre les Dandy Warhols de Courtney Taylor et le Brian Jonestown Massacre (BJM, c'est tendance et pis c'est moins long) d'Anton Newcombe. Histoire passionante de deux groupes phare de la scène indépendante américaine des années 1990, destins croisés de deux chanteurs charismatiques, nan j'arrête je vais finir aux Inrocks. En gros Anton Newcombe des BJM, pétri de talent mais fou à lier, ne pardonnera jamais à Courtney Taylor d'avoir signé sur une major et d'avoir connu le succès. Car oui, vous connaissez les Dandy Warhols c'est obligé. La chanson "Bohemian Like You" est de celles qui restent dans la tête. Mais si vous savez, "'Cause I like you, yeah I like you, and I feel WHOA HO WOO, OOH OOH OOH!!!! Chanson géniale il faut bien l'avouer, elle bute cette chanson. De son côté, Courtney Taylor et son groupe de poseurs pseudo alternatifs (les Dandy Warhols, pour ceusses qui suivent pas), poursuivent leur carrière tout en restant complètement écrasé par le talent d'Anton Newcombe (le fou, mais vraiment hein, un gros taré avec de gros problèmes relationnels et d'égo surdimensionné). Et l'ami Courtney ne semble par pouvoir se débarrasser de son complexe d'infériorité vis à vis de son ancien ami. Nan il vaut vraiment le coup ce documentaire, tous les clichés des groupes de rock décadents, avec la drogue et tout le tintouin, mais surtout à mec complètement barré, Anton Necombe, dont je ne puis que vous conseiller Take It from the Man, le seul album que j'avions en ma possession.

Ah oui et puis la fille qui est vraiment très jolie là, que j'entrevoie de temps à autre, eh bien elle est Nez-Percé. Je peux me coucher en paix.

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lundi, avril 21, 2008

Each prayer accepted, and each wish resigned

Stop, stop, stop. Il me reste quoi là? Deux semaines? Trois à tout casser? Et quatre papers c'est ça? Mais sachant que mon paper (je ne trouve pas l'équivalent en français et ce mot ne me plait pas) est en bonne voie (en gros il me reste un jour mais je sais ce que je vais raconter, en gros), je me permets une pause bloguesque avant une pause cinématographique à base d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind, projetté dans notre bonne vieille petite salle de cinéma universitaire, que sans moi ils auraient pas gagné beaucoup d'argent. En fait je crois qu'ils me doivent beaucoup, beaucoup. Je suis leur rabatteur. Pour ce soir, en même temps c'est Michel Gondry, j'ai dû convaincre dix personnes au bas mot de qu'ils fallaient absolument qu'ils viendent, que c'est un flim que jamais l'on oublie, un de ceux qui restent gravés à l'intérieur, un peu pour toujours.
Quelques dizaines de jours avant la fin. Je crois bien entendu que la vie ici va terriblement me manquer même si je suis heureux de retrouver mon beau pays et ses vertes prairies. Parce que malgré la bouffe, les chrétiens fous de merde, les flingues à tout va, la mentalité, la bouffe, le patriotisme et les Brown Recluses et la bouffe, il y a quand même des choses qui valent le coup ici. Mais genre vraiment. Mes amis bien sûr, oh non ce n'est pas original. Et puis la nature, incroyable, époustouflante. Et puis l'université, ce campus mignon tout plein, mes cours et oui mes cours, mes professeurs, les écureuils, cette impression d'être encouragé et que les professeurs croient en moi. Les nuages dans le ciel, les cheerleaders hystériques, les joueurs de foot US tout nazes, la fanfare et son hymne, le Global Village et les gens dedans, DOTA, plein de choses en fait.
Close your eyes !
Quelques dizaines de jours parce qu'hier n'est plus. Hier c'était un peu mon jour de gloire, comme chacun en a dans l'année (enfin moi j'en ai plus mais c'est parce que je suis très doué). Mon histoire de Creative Writing leur a beaucoup plus à ces cons, même au prof qui m'a conseillé de continuer la Creative Writing parce qu'I have a knack for telling stories. Oui oui un avenir radieux d'écrivain anglais m'est assuré de ce côté de l'Atlantique et pourtant, et pourtant je reviens bientôt vers mes terres ancestrales où rien ni personne ne m'attend (c'est là que vous êtes censé intervenir, en me disant que non, mais pourquoi tu dis ça, on t'aime nous). Bref hier, était un jour à égo. Je vous recommande par ailleurs mon histoire, que je vais pas tarder à vendre tellement qu'elle est bien. En plus hier, j'avais mes groupes de français, pendant deux heures. Et par rapport à ceux du semestre dernier, ceux-là se débrouillent plutôt bien, mais il faut dire qu'ils ont tous déjà passé un an en France aussi, forcément. Et puis du ciel bleu aussi.

Ma dissertation piratesque me guette du coin de l'oeil, prêt à se jeter sur moi si je la néglige un peu trop.

Mais revenons en arrière, car nous en sommes capables. On peut tout faire avec des mots. Voilà comment tout commença....



Vendredi 18 avril, 19h30 : Le soleil se couche et notre convoi met les voiles. Un nouveau pas en direction de la Wilderness, de la nature sauvage sans foi ni loi. J'ai nommé la Weneha River, en territoire Umatilla, quelque part entre Oregon et état de Washington. Auparavant j'ai bien évidemment pris le soin de remplir mon sac à dos de choses, de vêtements, de bouffe, d'un sac de couchages, le tout me donnant l'air d'une tortue bipède dont la carapace serait aussi lourde qu'elle. A dix dans le van nous partons. J'ai réuni, en grand réunisseur, une belle brochette d'amis pour m'accompagner dans ce périple périlleux: Truchement l'irlandais et Illiade l'américain bien sûr, mais aussi Mimétisme l'allemand, Western et Jointure, américains également. Nous accompagnent deux autres énergumènes, monsieur Gabriel, Roumain de son état, ainsi que Paul, notre guide et chauffeur. Trajet en voiture de nuit, à la fenêtre des silhouettes sombres et plus ou moins imposantes. Je ne constaterai qu'au retour que ces silhouettes étaient en fait de magnifiques montagnes verdoyantes, c'est absolument fabuleux l'Oregon, à seulement deux heures de routes de mon petit campus. Parce que la nature ici, est extraordinaire. Chimérique. Et pourtant je n'ai pas été aux endroits les plus fameux. Juste dans l'Oregon. J'adore l'Oregon. L'Oregon c'est mon état de l'ouest. Parce que la nature ici, et je m'adresse à toi sale français, elle conserve un parfum de sauvagerie que tu ne trouves plus dans l'hexagone mon ami. Parce qu'après la première nuit passée dans nos tentes, nos commençons vraiment le périple. Avec un sac bourré à ras bords sur le dos, qui me lacère les épaules et les hanches, et m'oblige à marcher comme un pingouin, ce qui n'est pas la meilleure des choses quand le sentier ne fait pas un mètre de large et qu'il y a la rivière en contrebas, là, à ma gauche. Mais ça bon, c'est la vie. Ça n'a aucune importance. La nature ici, elle a gardé un chouia d'originel, un soupçon d'avant, quand l'homme n'était pas le maître absolu sur terre. Parce que c'est sûr, le paysage est magnifique. Il fait beau en plus. Et puis au fur et à mesure que nous nous éloignons de la civilisation, le paysage change. Plus abrupt, plus sauvage, plus beau en fait. Et puis en contrebas du sentier, à gauche il y a ce pauvre mouton, si toutefois c'en est, qui ne semble plus tout frais.

Après avoir récité une prière pour qu'il reste en paix au Paradis des animaux, je continue mon chemin. Quelque dizaines de mètres plus tard, ce même contrebas nous propose un autre spectacle en la présence de ce squelette blanchi par le soleil. Jusqu'ici tout va bien.


Et puis une demi-heure, peut-être une heure plus tard, alord que nous continuons notre aventure du côté de la rivière, les gens devant moi s'arrêtent. Pourquoi donc? que je me demande, avant d'apercevoir par terre des poils, mais alors tout plein de poils hein, de quoi faire des tas de nounours en peluche. Et puis ça aussi:





Tiens une patte! Et une odeur assez fortement nauséabonde aussi. Et puis voilà que je tourne la tête vers la gauche (décidément!), et que j'aperçois ceci, là:

Après une intense réflexion, je conclus que la chose décharnée qui gît à mes pieds fut à un certain point de l'histoire lié à la patte précédemment entrevue. Et même que le tout devait être attaché et devait aimer gambader dans la forêt, inscouciant et innocent, tendre jeunesse. Je vais vous surprendre mais je ne me suis pas plus attardé. Trois photos et puis j'ai tracé, mais alors le plus vite possible en marchant avec un sac sur le dos. Et puis c'est marrant personne n'a dit un mot pendant dix minutes. Parce que oui lecteur, toi ça te fait bien marrer là devant ton ordinateur, mais crois-moi quand tu sais que tu vas passer la nuit dans une tente, à mille miles de toute terre habitée, et qu'autour de toi rôdent des choses qui sont capables d'infliger ça à un élan deux fois plus gros que toi, eh bien bizarrement tu ne fais pas le fier, même si bien sûr tu prétends un peu le contraire, faudrait pas passer pour une tarlouze non plus. Alors quoi? Ours noir? Puma? Personne n'en sait rien. Mais c'est jamais rassurant quand le guide, le maitre, le mec qui en a vu et à qui on le la fait pas, parait quelque peu nerveux. Les ours noirs sont réputés craindre les humains comme la peste me dit-on devant moi. Ce qui est tout le contraire des pumas, m'assure-t-on derrière moi. A mes côtés, Jointure semble des plus soucieux. Oui, il flippe sa mère et c'est évident. Quant à moi, je préfère ne pas y penser et me confier à ma bonne étoile, tout en observant chaque détail qui m'entoure avec l'acuité d'un aigle des hautes plaines. Et au creux du ventre un peu de cette peur ancestrale, peur originelle qui revient à la charge. Parce que serpents à sonnette et autres saloperies d'araignées c'est flippant, certes, mais ce n'est pas comparable avec le désagréable sentiment d'être soudain passé de l'autre côté de la chaine alimentaire, de se sentir proie potentielle après vingt-et-un ans passés chez les prédateurs. Un sentiment des plus primitifs, un petit quelque chose d'immémorial qui subsiste. C'est quelque chose d'extrêmement intéressant à méditer, une fois de retour à l'abri des murs de béton bien sûr, parce que sur le moment tu as envie de penser à autre chose. Alors tu penses à ça, à ça, et puis ça va mieux. Ou pas d'ailleurs, mais bon c'est pas très important. Ou peut-être que si c'est important justement.

Comment se passa la suite du périple? Votre héros survécut-il aux terribles périls qui le menaçaient? La vie vaut-elle la peine d'être vécue? Raspoutine a-t-il vraiment coulé le Titanic? Vous le saurez en achetant le deuxième épisode de la saga Wheneha River, disponible chez tous les bons marchands de journaux.

....

Ça fait toujours de l'effet de voir ou de revoir Eternal Sunshine of the Spotless Mind. C'est tellement beau, triste, terriblement triste, magnifique, comme un flim de Michel Gondry en fait. A ceux qui ne l'ont pas vu, mécréants, mécréants. Résultat j'ai absolument rien foutu ce soir, et demain je vais bien être à la bourre. Mais il y a des jours où franchement, on en a rien à foutre, mais alors rien du tout. Allez, everybody's gotta learn sometime..

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vendredi, avril 18, 2008

If they ask you to believe it question whether it's true. If they ask you to achieve, is it for them or for you?


Il y a des gens bizarres. Dans notre suite, eh oui a French word, il y a trois chambres. Un double chambre, avec J. et moi dedans, et deux chambres simples, avec respectivement C. et B. dedans. Et voilà, le truc c'est que J. et C. ce sont deux proches amis. Et le truc c'est que C., j 'en ai marre jevais l'appeler Catapulton, il ne comprend pas que J., que j'appelerai Jet-Ski, n'est pas dans notre chambre. En résultent des situations qui pourraient être extrêmement embarrassantes si je n'étais pas ce jeune homme jovial et accomodant que vous connaissez. Par example, il y a de ça quelques minutes, Catapulton vient de lacher un pet à ma porte (fermée, Dieu merci) accompagné d'un "sorry", bien que je lui avions fait comprendre que Jet-Ski n'était pas dans la chambre. Quelques minutes plus tard, le dénommé Catapulton a entrepris de tambouriner sauvagement à grand coups de poings ma porte, et c'est là que j'ai dû l'ouvrir pour lui signifier que non, Jet-Ski était parti en cours. Je ne sais pas comment je me sentirai moi, si je venais de prouter à la porte de mon ami de la chambre d'à côté, avant de découvrir que mon ami n'était pas là au contraire de son colocataire français aux moeurs étranges. 'fin lui ça a pas l'air de le déranger plus que ça. Je l'aime bien ce mec. Catapulton et Jet-ski ils sont toujours à s'engueuler, et puis régulièrement Catapulton vient péter sur Jet-Ski qui l'expulse alors de notre chambre, s'excusant à mes côtés pour le comportement déroutant de son ami. Moi je les adore. Jet-Ski c'est le meilleur colocataire du monde, et c'est moi que j'l'ai.

I didn't vote for this state of affairs. My emotional state's got me prostrate, fearing my fears. In all reality I'm under prepared. 'Cause I'm ready for war but not sure if I'm ready to care. And that's why I'm under prepared. 'Cause I'm ready to fight, but most fights have me fighting back tears. 'Cause the truth is really I'm scared. Not scared of the truth, but just scared of the length you'll go to fight it. I tried to hold my tongue, son. I tried to bite it. I'm not trying to start a riot or incite it. 'Cause Brutus is an honorable man. It's just coincidence that oil men would wage war on an oil rich land. And this one goes out to my man, taking cover in the trenches with a gun in his hand, then gets home and no one flinches when he can't feed his fam. But Brutus is an honorable man.

Je mange un truc là, je veux même pas savoir ce qu'ils ont foutu dedans pour que ça conserve cette texture. Beeerf. Ah oui. Je suis ce qu'on appelle un Bernard. Un Bernard de compétition. Désolé d'avance pour tous les Bernard ici présents mais ce n'est pas de leur faute. En clair, disons qu'aujourd'hui à 8h30 j'étais censé rendre mon paper de dix pages sur les pirates en mains propres à mon professeur anglais. Mais que serait la vie sans challenge? Je me suis dit que ce serait certainement bien plus fendart de se ramener quarante cinq minutes en retard, sachant que le cours en dure cinquante, de n'avoir rien commencé dudit paper, mais alors rien du tout, et de ne même pas avoir de sujet précis. Alors voilà je me pointe, après avoir croisé à peu près tout mon aphi sur la route de l'amphi justement, et dans la salle il y a quatre personnes. Ça fait pas connard déjà. Trois personnes maintenant. Prennant mon courage à une main, j'aborde ledit professeur en lui disant que oui, je suis vraiment désolé, mais j'ai vraiment pas eu le temps d'écrire mon paper à temps. D'autant plus hilarant que je lui ai fait exactement le même coup à lui et tous les autres professeurs le semestre dernier, pour les mêmes raisons. Le gros connard vraiment. Ben résultat, pour accentuer le fait que je suis un gros blaireau, le professeur m'annonce l'air de rien qu'il avait reporté le paper à la semaine prochaine, annonce qu'il avait certainement dû faire lors des cours précédents, en début de cours, oui quand je suis en train de courir pour arriver avec seulement cinq minutes de retard. Voilà, après ça je m'en suis reparti chez moi, ma journée terminée. Avec cette fois plus trop le choix. Rattraper le retard accumulé. Mais plus important, vous savez dorénavant ce qu'est un Bernard, et comprenez que j'en suis un, et un beau en plus.
Let

If you have tears prepare to shed them now. For you share the guilt of blood spilt in accordance with the Dow Jones. Dow drops fresh crop skull and bones. A machete in the heady: Hutu, Tutsi, Leone. An Afghani in a shanty. Doodle dandy yank on! An Iraqi in Gap khaki. Coca Coma come on! Be ye bishop or pawn, in the streets or the lawn, you should know that these example could go on and on and what since does it make to keep your ears to the street? As long as oils in the soil, truth is never concrete. So we dare to represent those with the barest of feet. 'Cause the laws to which we're loyal keep the soil deplete. It's our job to not let history repeat.

Il y a décidemment des choses qui me troublent en ce bas monde. Par exemple je n'arrive pas à comprendre comment Jet-Ski peut dormir avec les chaussettes qu'ils portent depuis le matin. Vous me direz que c'est pas mon problème et que je ne dors pas avec lui. Premièrement vous n'en savez rien. Deuxièmement cela ne vous regarde pas. Troisièmement, l'expression "tu me diras", est une des expressions qui me donnent des boutons, je ne peux pas la supporter, c'est comme les gens (je ne les citerai pas) qui disent à tour de bras "paye ton café" quand le café est trop cher à leur goût, "paye ta Ferrari" quand la Ferrari est trop chère, enfin vous me comprenez quoi. Je sais pas, je ne comprend pas comment l'on peut dormir en chaussettes de manière générale, mais alors quand ce sont des chaussettes sales cela dépasse mon entendement, ça doit être ce qu'on appelle le choc culturel.
Plllt
Vous vous demandez très certainement, et ce depuis de nombreuses années, comment diable les Japonais apprennent l'anglais. Voilà la réponse en exclusivité mondiale. Cliquez ici et tentez de découvrir ce que le malfaiteur de gauche porte sur la tête. Un slip? Une moitié de soutien gorge? Une cagoule invisible? Et puis ça lui sert à quoi? Envoyez vos propositions je vous en serai extrêmement reconnaissant.
Bah
Pour les plus curieux, voilà maintenant un programme destiné à apprendre aux petits japonais à faire pipi et caca.
Act II Scene 3
So here's the plan. The ides of march are always at hand. And when the power hungry strike, they strike the poorest of man. And if you dare put up a fight, they'll come and fight for your land. And they'll call it liberation or salvation. A call to the youth! Your freedom ain't so free, it's just loose. but the power of your voice could redirect every truth. Shift and shape the world you want and keep your fears in a noose. Let them dangle from a banner star spangled. I'm willing and able. To lift my dreams up out of their cradle. Nurse and nurture my ideals 'til they're much more than a fable. I can be all I can be and do much more than I'm paid to. And I won't be a slave to what authorities say do. My desire is to live within a nation on fire, where creative passions burn and raise the stakes ever higher. Where no person is addicted top some twisted supplier who promotes the sort of freedom sold to the highest buyer. We demand a truth naturally at one with the land, not a plant that photosynthesizes bombs on demand, or a search for any weapons we let fall from our hands. I got beats and a plan. I'm gonna do what I can. And what you do is question everything they say do, every goal ideal or value they keep pushing on you. If they ask you to believe it question whether it's true. If they ask you to achieve, is it for them or for you. You're the one they're asking to go carry a gun. Warfare ain't humanitarian. You're scaring me, son. Why not fight to feed the homeless, jobless, fight inflation?! Why not fight for our own healthcare and our education?! And instead, invest in that erasable lead, 'cause their twisted propaganda can't erase all the dead. And the pile of corpses pyramid on top of our heads. Or nevermind, said the shotgun to the head.
Forward
Ici le printemps enfin mérite son nom. Ce week-end je pars à l'aventure dans je le sais quel canyon obscur. Et puis des souvenirs, du moins mes souvenirs.
Pick up a book,
put down a book
Turn on the TV
It's 2 AM,
there's nothing on
I just need something to focus on

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mercredi, avril 02, 2008

Anthropomorphisme/Zoomorphisme

Revoilà le printemps! Et je n'ai le temps de rien, bien sûr. Les semaines qui vont venir ça va être quelque chose croyez-moi. Depuis vendredi on se croirait en été, du soleil, du ciel bleu, et des belles en robes à fleurs. Non, sans belles en robes à fleurs, on n'en fait pas ici. Alors évidemment, comment travailler sérieusement? Non mais je vous pose la question. Ma vie est toujours aussi passionante. Hier j'ai planté des arbres et mangé des champignons de Paris. D'ailleurs ils se trompent parce que les champignons de Paris ils appellent ça des "whole mushrooms" au lieu de "Paris mushrooms", c'est quand même dingue. J'adore les champignons de Paris. J'adore les champignons. J'adore le mot "champigon" en lui-même. Tout comme le mot "mushroom" d'ailleurs, comme quoi les coincidences. C'est marrant comme un tout petit mot de rien du tout ça change tout le sens d'une phrase. Par exemple il y a une différence énorme entre un "ça te dérange si je fume?", où il est encore possible de répondre "oui, désolé." sans créer un incident diplomatique et un "ça te dérange pas si je fume?", où il est presqu'impossible de répondre "si, ça me dérange." au risque de passer pour le dernier des connards, mal baisé et rabat-joie de surcroit. Voilà.

C'est décidé, Skyblog fera l'objet de ma thèse plus tard. Je ne cesserai jamais de m'éverveiller devant la richesse de ce microcosme particulier, ses coutumes, ses traditions, ses codes de conduite, ses aspirations et son dynamisme.

Le premier avril nous avons eu l'honneur à l'université de recevoir monsieur Frederik Willem de Klerk, qui n'est autre que le dernier président à avoir gouverné l'Afrique du Sud durant l'apartheid et qui a reçu en 1993 le prix Nobel de la paix en compagnie de Nelson Mandela. Oui, oui, at the University of Idaho. Je ne sais toujours pas quoi en penser du monsieur. Bon ils ont dû lui filer des tas de thunes pour qu'il se ramène ici mais quand même, ça fait un peu Berkeley ce genre de conférence. Bon j'ai également réussi à retrouver mes photos d'iditenté, je savais bien que je les avais foutues quelque part et que j'étais pas dingue, eh ben en voilà la preuve.


Alors s'il y a bien quelque chose d'incroyable sur ce campus, ce sont les écureuils. Chaque jour je vois mon écureuil, parfois même deux, gambadant de ci, de là, ou deci, delà, je n'ai aucune idée de comment ça s'écrit ce truc. Et les écureuils ils ne pensent qu'à se baffrer, comme l'illustre cette vidéo prise sur le vif, dont on ne mentionera pas le fait que j'aie encore oublié de tourner la caméra dans le bon sens et puis merde arrêtez de me juger on se connait même pas nan mais je rêve ou quoi?? Comme dirait l'autre, loué soit son nom, "Nan mais ça vaa pas?". Voilà. L'autre il dirait aussi : "il a raccroché!!". Voilà.
Alors comme ça faisait longtemps, il y aura deux chansons en cadeaux, une chanson printanesque et une autre pas spécialement printanesque, sur les fous, les cons et les sages.
A vous de retrouver laquelle est laquelle,
ici et , hahahaha!
Ah et puis on trouve de ces trucs sur internet, c'est vachement drôlement marrant. Voilà ce que nous pondent nos jeunes gauchistes au lieu de travailler honnêtement. Attention c'est énorme. Groland a du soucic à se faire. Je trouve incroyable la capacité des lycéens français à se démener pour ne pas travailler. Mes amis, rejoignez L'Institut de Politique Français (IPF), il n'est pas trop tard.

Sinon je sais pas si c'est moi mais ils ont de drôles de tronches les nuages ces derniers temps. On dirait qu'il s'en passe des choses là-haut, des aventures épiques et fantastiques avec des monstres fabuleux et cotonneux.
Sylvie!!!
Et puis si la chance me sourit je repars à l'aventure sauvage le weekend qui vient. Je n'ne dis pas plus, nous verrons bien, je verrai bien.

Un peu comme ces quidams, amateurs de tam-tam puis employeurs sans états d'âme.


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mardi, mars 25, 2008

Chronique d'un Royaume à la Dérive: Vancouver, British Columbia

Tout part souvent d'une chanson obsédante. Voire entêtante. Une chanson avec un incertain parfum de Virgin Suicides dedans, je sais de quoi je parle j'ai lu le livre.

Je ne sais pas trop comment commencer tout ça, encore un problème de temps, et oui messieurs-dames. Mais ce soir j'ai réussi à feinter le temps, quelques heures. Je lui ai fait croire que je suis parti acheter des chips à Winco mais en fait non, je suis là.

Et quelle manie de faire des siestes de deux heures tous les jours aussi. Cela m'apprendra? Non.

Depuis quelques jours mon roomate me fait exactement la même blague, tous les soirs quand je rentre dans notre chambre. A savoir "Go to bed Louis, go to bed." Ça commence à devenir inquiétant je ne sais pas si je dois m'en faire.

Vancouver. Ah Vancouver c'était vraiment... ouahhh....

Premières observations tout d'abord, normal quoi. Retour du système métrique, enfin. Et le français prend place en tant que langue officielle, ça fait plaisir, du charbon dans le moteur de ma locomotive patriotique.

Vancouver.... Premières impressions. Et bien voui en tout premier, le nombre d'Asiatiques est tout bonnement impressionant. Impressionant oui. Mais ce n'est rien à côtés des bums, homeless people, des clochards en fait. Là c'est même plus impressionant c'est sciant d'impressionabilité. Des SDF de tous les âges, à chaque coin de rue, parlant tout seuls, vociférant parfois, plus ou moins défoncés, certains écrivant leur journal de bord emmitouflés dans leur duvet, d'autres quémandant quelques espèces sonnantes et trébuchantes en échange d'un tour de magie. Et puis ce barbu tout maigre que je n'oublierai jamais, défoncé à un point que je n'oublierai jamais, en transe frénétique au beau milieu de la rue, à faire passer le meilleur des danseurs de tektonik pour des Mickey Mouse, ce qu'ils sont déjà de toute façon. Non mais incroyable de voir ce barbu danser, vraiment. Indescriptible. Frénétique, pas d'autre mot.

Pour ceux à la mémoire faillante, qui se souviennent du magnifique titre "East Hastings" des Godspeed You! Black Emperor, et bien sachez que ce morceau s'inspire directement du quartier de Vancouver East Hastings, qui est peuplé presque en totalité de ces gens déguenillés au regard plus ou moins absent, collection hétéroclite de prêcheurs d'apocalypse, de défoncés, de misère et de misère, plus qu'incroyable dans un pays aussi riche que le Canada. Nous l'avons arpenté la rue principale de East Hastings, à la recherche d'un obscur bar que nous ne trouverons pas, un délicat parfum de fin du monde flottant dans l'air. On devrait interdire la misère.

Vancouver ce fut aussi des rencontres. Alex&Nathan, deux bonhommes que je ne suis pas prêt d'oublier, oh non. Pis Tine, l'iranienne qui a vécu à Copenhague (mais ne connait pas le Charlie's Bar NDLR) avant de venir ici à Vanccouver. Des souvenirs qui resteront. Alex, en tant qu'Indonésien de Singapour qui se respecte, nous offre son appartement en plein coeur de Vancouver, si tant est que Vancouver ait un coeur, je n'y comprend rien à cette ville, c'est trop étendu. Avec lui son colocataire Nathan, ainsi que sa môman et sa soeur, en provenance directe de Singapour. Môman qui demandera à son fils pourquoi il a "toujours des amis bizarres", puis s'interrogera sur mon compte, s'enquérant de "pourquoi je suis tout le temps si sérieux". Et la soeur de s'exclamer le soir de notre arrivée et en indonésien bien sûr, une fourbe vipère sous des airs d'ange, que nous sentons "bizarre". Mais en même temps le dénommé Alex ne nous en aurait rien dit, je n'en aurais rien su. Mais peu importe. Oui peu importe, parce que non seulement c'est hilarant, mais de plus la maman puis Alex s'acharneront par la suite à payer absolument toutesnos dépenses, c'est à dire restaurant et toute forme de nourriture. N'osant pas froisser les coutumes ancestrales de mes hôtes, je me suis plié à cette tradition, de bien mauvais coeur croyez-moi. Eh ben putain. Restaurant indien, oh mon dieu que c'était bon, oups j'ai oublié de mettre une majuscule à Dieu, voilà c'est fait, pardonne-moi Seigneur tout puissant. Restaurant singapourien, oh Damnés de l'Enfer que c'était bon, excellent, exquis, et puis cette serveuse qu'elle était belle, même si cela n'a rien à voir avec la nourriture bien sûr, mais elle était belle à en tomber par terre, les quatre fers en l'air. Et puis ce pub irlandais, cidre et saumon fumé, la classe, délicieux, après des mois de disette Idahotienne.

Vancouver ce fut aussi de la bonne bière et un concert de Trash Metal des plus convaincant, le public à peine plus nombreux que le groupe, génial quoi. Que m'arrive-t-il? Où sont passées mes belles valeurs d'Antan? Et ma Vertu à toute épreuve?

Et puis un aquarium qui se révèlera vite passionant, avec des animaux dont je ne soupçonnais pas la grâce. Un musée aussi, et une exposition de photographies très intéressante

Et puis des soirées très longues à s'endormir avec les histoires et l'accent génial de Michel Gondry. De la vie quoi. De la vraie vie.



Park that car, drop that phone, sleep on the floor, dream about me

Park that car, drop that phone, sleep on the floor, dream about me

Used to be one of the rotten ones and I liked you for that

Now you're all gone got your make-up on and you're not coming back

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mardi, mars 18, 2008

Chronique d'un Royaume à la Dérive: Le Retour


Pourquoi commencer par le retour au lieu de détailler dans le détail ce qu'il m'arriva à Vancouver?

Parce que.

Parce que le retour fut un sacré retour. Parce que cette semaine fut une sacré semaine. Parce que, finalement, ce retour n'était pas à l'image de cette semaine de vancances, tout en l'étant en même temps, c'est très compliqué tout ça.

Parce que je m'en souviendrai longtemps de cette semaine, oui.

Parce que les gens bien c'est toujours précieux.

C'était un samedi matin. Enfin après-midi, pour être plus précis, parce qu'il faut bien dormir de temps en temps. Après des adieux déchirants fait à Mr. Thebez et Mr. Smith, Dieu les protège, loués soient leurs noms, bénis soient leur descendance jusqu'à la 18ème génération, nous nous dirigeons Ian, Ingrid et moi vers la sortie de Vancouver. Pour ceux qui se poseraient la question, Ingrid n'est autre que le doux nom de la charmante mais capricieuse voiture de Ian. Enfin voiture je devrais dire tas de merde. Et quand je dis tas de merde, je le pense, et j'ajouterai même tas de merde du cul. Le fait que cet amas de bouse plastifiée nous ait conduit de Moscow à Vancouver à l'aller (après avoir changé le système d'huile et réparé le système éléctrique à grands coups de paume de main), relève du miracle biblique. Mais n'anticipons pas. Tout se déroule normalement de Vancouver à la frontière, pincées au coeur et gouttes de pluie. Jusqu'à ce que nous arrivions à la frontière Canadiano-Etats-uniennesque. Et là c'est la merde.
Un peu de sel sur une plaie ouverte
En même temps c'était un peu con de ma part d'oublier mon DS 20 dans le coffre d'Ingrid, je l'avoue. Alors oui forcément le monsieur de la douane, aimable comme un monsieur de la douane, nous signale de nous garrer. Et là ça devient marrant. Ça y est je hais les douaniers. Mais à un point, vous ne pouvez pas imaginer. Ces gros connards d'américains de merde, gras et abrutis à souhait, avec leurs manières de cow-boy, leur gros pisolet, leur regard bovin et satisfait, tout me répugne chez eux. 45 minutes à fouiller Ingrid de fond en comble, sans refermer les sacs, en abaissant la fenêtre avant droite d'Ingrid (fenêtre électrique qui était cassée, ce qui nous condamna à rouler sur l'autoroute la fenêtre grande ouverte), leur ton méprisant, leur air important.. Et l'autre qui me demande si je fume de la dope avec le narguilé, une insoutenable envie me prend de ridiculiser ce bouseux. Mais je me retiens. Il aurait pas compris de toute façon. Finalement ces messieurs nous laissent repartir, après n'avoir évidemment rien trouver de compromettant, et sans s'excuser pour la fenêtre enfoncée. N'oubliant pas de massacrer chacun de ces connards au marteau de guerre, puis de les maudire à un point que vous ne pouvez même pas imaginer, nous repartons, hurlant des chants barbares et anarchistes à la gloire de Satan.


Un monumental paquet de minutes plus tard, c'est à dire après beaucoup de miles parcourus, nous nous arrêtons à une station service anonyme, nous en avons vu des tonnes des stations services anonymes. Et là McGyver surgit de nulle part pour intégrer le corps d'Ian. A l'aide de deux morceaux de scotch gris, malgré mes commentaires d'une fatalité toute pessimiste, Ian persite et parvient à tirer vers le haut cette putain de fenêtre de merde, et à la refermer à grands coups de scotch pour ne pas qu'elle retombe cette salope. Parce qu'on se les pelait quand même avec cette horrible fenêtre, je suis sûr qu'elle est juive arabe tiens, rien que pour nous faire chier.
Avec tout ce retard accumulé, impossible de s'arrêter à Seattle, alors que j'aurais bien aimer retourner chez Easy Records moi, c'est pas très juste tout ça.

Alors nous continuons. Et la route qui défile sous Ingrid, les mêmes paysages désertiques, mais de nuit cette fois ci. Et puis Ian se rappelle du raccourci. Un raccourci de deux heures.. Alors nous le prenons ce raccourci, pas con les mecs. Imaginez une nuit noire, avec pour guise de lune un sourire du Chat du Comté de Chester. Des aires de repos glauquissimes, lumière blafarde et bâtiments fatigués, quelques voitures figées. Mais nous continuons, encore et toujours, la musique rechargeant nos batteries. Et le goudron défile, encore et encore. Chouette, il est 22h45, nous serons à Moscow dans moins d'une heure. Et ce bruit soudain, ce bruit qui s'échappe d'Ingrid. Que veut-elle nous dire? Nous nous immobilisons sur le bas-côté. Un pneu à plat? Non. Eh bien démarrons de nouveau alors! Non. Ingrid refuse avec insistance de faire le moindre mouvement. Salope tiens. Après tout ce qu'on a fait pour toi. L'ingratitude.. Toutes les mêmes.


La suite se passe de commentaires. Le portable qui ne capte rien, normal en pleine campagne. Marcher dans la nuit noire vers cette lumière verte dans le lointain, tout en faisant signe aux sporadiques voitures de bien vouloir s'arrêter. Ce que fait ce pick-up rouge. A l'intérieur, pas de tueur en série psychopathe, mais un gentil couple qui accepte de nous conduire à Colfax, oui moi non plus je ne sais pas où c'est. Quinze minutes passées dans la remorque, le vent glacial, le ciel magnifique et la Lune compatissante.

Et Colfax. Et le répertoire téléphonique qui défile. Et que je réveille ma professeur de français à minuit un samedi soir. Et que je trouve notre sauveur en la personne de Calvin, soit béni toi aussi. Et ce flic là, un peu comme tous les autres flics ici. Leur manie de te braquer leur torche dans les yeux et de te fixer d'un air suspicieur chaque fois que tu leur demandes un renseignement. Allez mourir tiens. Et nous attendons, encore et encore. Toujours dans la bonne humeur ceci dit, il en faut plus pour m'abbattre dans ce cas là, et ouais et ouais. Et cet autre monsieur suspicieux qui nous dévisage derrière les vitres de son supermarché, parce que nous paraissons tellement menaçants voyez-vous. Et Calvin arrive. Et nous rentrons à Moscow. Et nous sommes fatigués. Et nous sommes heureux. Et c'est le retour du travail, des soucis, de la terrible nourriture, de tous ces trucs qui m'étaient sortis de la tête pendant quelques jours, et qui me reviennent en pleine face tel un vilain boomerang.

Et Ingrid qui se meurt, abandonnée quelque part, sans personne pour pleurer sur son sort. Pauvre Ingrid finalement. Et si c'était elle la victime?

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mardi, mars 11, 2008

Chronique d'un Royaume à la Dérive: Seattle, Washington


Seattle, nous sommes à Seattle. Pour moi Seattle c'étaient les Sonics, le G8 il y a plusieurs années, l'idée d'une ville plus ou moins alternative, Ray Allen, l'état de Washington, enfin pas grand chose quoi. Etais-je dans le vrai?
Nous arrivons donc à Seattle. L'inévitable et interminable périphérique, les gratte-ciel, des lumières un peu partout. Et mince alors.. C'est où qu'on doit aller? Après maintes recherches et coups de téléphone, nous arrivons à bon port. Un bon port constitué d'un studio habité par K. et S., américains élevés à Singapour tout comme mon cher compère Ian. Deux jours en leur compagnie, à errer et vadrouiller dans Seattle. Deux jours passés aux côtés de deux messieurs brillants, l'un qui réussira tout ce qu'il entreprendra, et l'autre futur pilote d'avion de ligne. Très sympathiques et accueillants de plus, que demande le peuple?
Deux jours entre visite obligatoire du premier Starbucks Coffee du monde, qui pour je ne sais quelle raison fascine au plus haut point les Asiatiques et leurs appareils-photo. Une exposition assez intéressante sur l'histoire et la culture romaine au Seattle Art Museum (collection prêtée par... Le Louvre). Exposition qui m'a permis de rectifier quelques erreurs et de servir de guide à ces Américains certes ignares, mais avides de connaissance, et c'est là le plus important, ne les jugeons pas trop vite. Si jamais vous vous rendez à ce musée, vous y verrez mon nom en tant que contributeur, ils ont insisté pur le graver dans le marbre. Moi je pense que lorsque l'on bénéficie d'un savoir, d'une connaissance plus large de ce monde et de son histoire, il faut la faire partager, en faire profiter au plus grand nombre. C'est en quelque sorte le fardeau des gens instruits et ouverts sur le monde, réfléchissez-y. Mais je m'égare, je ne devrais pas vous importuner avec ce genre de considération, cela ne vous concerne pas.

La baie que vous voyez, là, je l'ai vue le soir, briller de mille feux. Mais je n'avais pas mon appareil-photo. Forcément. Une belle journée. Une journée où j'ai pu contempler le campus de l'immense et magnifique University of Washington, située en plein coeur de Seattle. Je n'avais pas mon appareil de photo non plus, quelle douce ironie. Mon campus est certes charmant, mais que dire de celui-là? A vous désespérer, d'une certaine façon. A Seattle j'ai bu de la bière belge, joué et brillé sur Dead or Alive 3, dormi sans matelas, mangé des pancakes, et visité nombre de disquaires. Et ça c'était bien, mais alors bien. Des disquaires passionnés, des magasins décorés, des CD incroyablement bon marché, un éventail de choix fabuleux, je n'ai évidemment pas pu résister. Enfin si j'ai résisté aux vinyles, pourtant il y avait tout ce que j'aurais aimé avoir. Et même plus, peut-être oui.

Seattle c'est aussi un temps tout pourri, de la pluie et du ciel gris. Mais aussi ce parfum si particulier aux grandes villes, avec des gens dedans, ce qui me change un peu de ma cité moscovite.
Vous êtes si belle(s)
J'aimerais parler des blogs. De mes observations sur ce phénomène passionnant, ou pas. Mais ce sera pour une autre fois. J'aimerais parler des filles aussi, car elle méritent que l'on s'intéresse à elles parfois. Ah les filles. Une autre fois j'ai dit. Aujourd'hui vous aurez droit à mon amie Rosetta, sa guitare électrique, et son armée de frappeurs de mains.
La suite est pout bientôt, malgré mon tee-shirt blanc qui s'est curieusement allongé de partout et mes cheveux tout pailleux qui batifolent comme des furieux fous.

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lundi, mars 10, 2008

Chronique d'un Royaume à la Dérive: Le Voyage

C'est assez effrayant le Temps. Le Temps n'est clairement pas mon ami, pourtant je ne lui ai rien fait moi. Je commence des histoires que je n'ai jamais le temps de terminer, c'est frustrant. Alors que j'ai tant de choses à dire. Et puis mes cheveux qui sont bien trop longs. Cette fois le coiffeur américain, je ne pourrai pas lui échapper. Pris au piège. Comme un petit lapin sur une autoroute.
La meilleure des polices?
Samedi j'ai fait mes affaires. Un sac, puis deux. Après avoir fait le plein d'essence nous sommes partis. Après avoir changé l'huile du moteur nous sommes repartis. Après avoir réparé les clignotants qui ne clignotaient pas nous avons mis les voiles. Direction Seattle. Prononcez "Ciadeul". Un road-trip si américain. Des routes toutes droites pendant des kilomètres et des kilomètres. Des paysages désertiques. Un coucher de soleil interminable. Un pauvre lapin qui aurait mieux fait de regarder avant de traverser. Quelle cruauté ce monde. Des paysages incroyables. Des erreurs de direction. Des rêves étranges. Godspeed You! Black Emperor en fond sonore oblige. Pauvre lapin, pauvres lapins. Et des pensées plein la tête, des questions qui questionnent, des souvenirs d'un temps perdu.... Et un lapin aux Cieux.


Dîtes, je vous ai parlé de Billy? Et du méchant Stagolee? Non? Tiens donc....

Stack shot Billy in the backof the head
Stack made sure Bily Lyonswas dead
.45 pistol down in Stack's right hand
sent him away to the promised land

Stack shot Billy
.45Billy laid down and died

Stack Lee had himself an evil brain
loved his gun and his sweet cocaine
but Stack got quiet when shadows fell
cause he knew soon enough he'd burn in Hell..



La suite suitera, un jour ou l'autre.

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vendredi, février 29, 2008

Chronique d'un Royaume à la Dérive: Un Soupçon de Démence



La semaine dernière un brillant étudiant de la Northern Illinois University a pénétré dans un amphi bondé et à tiré au hasard sur les étudiants, en tuant 5 et en blessant une vingtaine. Il faut savoir que ce genre de choses se déroule hebdomadairement dans ce beau pays. Et quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre il y a de cela deux semaines (ou trois?) que le sénat de l'Idaho venait d'approuver le port d'armes à feu dans les campus, à partir du semestre prochain. Car oui, les américains ne raisonnent pas comme nous, le pays de la raison par excellence. Parce que pour beacoup d'américains (oh oui beaucoup), et principalement depuis la sauterie de Virginia Tech et ses 32 morts, le truc c'est de se dire ben ouais mais si on avait droit d'avoir des armes sur nous ça ne serait pas arrivé! Remettre en question leur putain d'amendement sur l'antédiluvien droit de posséder une ou des armes à feux, il n'en est même pas question, même pas en rêve ou en cauchemar. J'arrive à comprends leurs arguments mais je ne sais pas... Je me sens tellement impuissant. Envie de tous les massacrer à coups de parasol pour qu'il comprennent. C'est incroyable de raisonner comme ça, de négliger les morts de centaines de lycéens et étudiants, jusque par ce que dans leur constitution archaïque, des guignols ont statué que chaque américain pourrait posséder une arme à feu. Alors sur le campus c'est très disputé quand même hein, de l'ordre peut-être de 50/50, mais bon moi ça me scie de voir ça. Il faut savoir qu'ici, il ne faut pas s'étonner de voir des gens sortir d'un magasin, un fusil de chasse à lunette à la main et une casquette vissée sur la tête, alors que toi tu étais dans ce même magasin quinze secondes auparavant, en train de regarder les guitares d'occasion qui coûtent rien rien rien. Encore aujourd'hui j'en ai vu un, et étrangement, j'ai presque trouvé ça normal, enfin dans une normalité toute Idahoienne. Comme quoi, la normalité, c'est tout aussi versatile que le coeur de Carla Bruni. Mais parce qu'on était en plein jour, en plein centre-ville, enfin centre-ville je me comprends, je ne me suis pas inquiété plus que ça. Mais parfois c'est beaucoup flippant, et vous le comprendrez en lisant l'Obsevation Numéro 3.

De toute(s) façon(s), Il ya des choses ici, je ne m'y ferai jamais:
  • La bouffe
  • Les chrétiens
  • Le patriotisme
  • Les flingues
  • Le rock californien
  • La bouffe
  • Et plein d'autre choses en fait.. Serais-je intolérant? Ou trop exigeant? Ou trop... Français?

A défaut d'avoir la réponse à ces nébuleuses questions, je vous invite à cliquer un peu partout, si toutefois vous en trouvez le temps. Ahh le temps... Alors un petit peu d'ici, et de aussi, si jamais il y en avaient qui ne connaissait pas encore, bien que j'en doute fortement.

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jeudi, février 28, 2008

Chronique d'un Royaume à la Dérive: Le Concert


Je retire tout ce que j'ai dit sur le Jazz. Je serai concis. Le concert de samedi soir, le grand concert, c'était à couper le souffle. C'était génial. C'était fantastique. Complètement différent du jazz de club new-yorkais d'intellectuels franc-maçons, avec leurs franges et leur air de génie satisfait. Samedi il y avait deux big bands, deux jazz bands, respectivement la Lionel Hampton Big Band et le Clampton-Hamilton Jazz Orchestra. Trois heures de bonheur. Un salle remplie à rabord, avec des lycéens à tire-larigot, une ambiance que Tesla lui même n'aurait pas dénié pour une de ses expérimentations, et des musiciens de génie. Un concert magique, simplement magique. Un duel de big bands, de l'improvisation, et du bonheur de vivre. D'ailleurs la semaine dernière était des plus intéressantes, volontariser ça m'a beaucoup plu, l'occasion de rencontrer des tas de gens plus ou moins intrigants, et de voyager autour de mon campus bien-aimé. Me sentir utile aussi, et important avec mon badge volunteer, rien moins que la classe.


Je me sens fatigué ce soir, délicieusement fatigué. A en oublier mes soucis et interrogations, mes petits tracas existenciels, ou existentiels je ne saurais m'en souvenir. Ce soir je vais voyager dans une autre réalité, je ne sais pas trop où, mes rêves paraitront plus vrais que nature, et je découvrirai de nouveaux mondes, peuplés de monstres fabuleux. Les quelques minutes avant de m'endormir, je pourrai même suspendre le temps, si toutefois j'en prends la peine. Il doit bien y avoir une raison à celà. Mais laquelle?

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jeudi, février 21, 2008

Seven dimensions deeper than dimensions of breath


Depuis la semaine dernière, c'est l'effervescence dans mon cher petit campus, et j'exagère à peine (à peine). Et oui messieurs dames, comme vous le savez certainement, du 20 au 23 février 2008 ma chère université est l'hôte du jesaispluscombientième Lionel Hampton International Jazz Festival, 100ème anniversaire de la naissance de Lionel Hampton. Si vous ignorez qui est (qui fut) Lionel Hampton, nous n'avons plus grand chose à nous dire. Ai-je besoin de vous rappeler que ce festival est reconnu internationalement et qu'il a été récompensé de la très prestigieuse National Medal of Arts – the nation's most prestigious arts award, reçu des mains mêmes non moins prestigieuses du fameux George Walter Bush Junior (mais on lui avait dit que c'était pour récompenser une entreprise agro-alimentaire spécialisée dans les bretzels). Bref ça fait deux mois qu'ils nous rabattent les sourcils avec cette putain de médaille, donc il faut bien que je vous en parle. Sans parler du Grammy que le directeur du festival à reçu lors des Grammy Awards, oui c'est exceptionnel. Nan mais sachez quand même qu'outre Lionel Hampton, le festival a accueilli des gens comme Ella Fitzgerald, Dizzy Gilepsie ou encore Bobby McFerrin (celui qui don't worry, be happy), des gens que même moi je connais. Alors oui ça fourmille de partout, en particulier de puis hier mardi, jour marquant le début du festival. Et un festival ça ne tourne pas sans volontaires. Un festival sans volontaires c'est un peu comme une soupe sans cuillière.
I'm popular (I'm the quarterback)
Je m'interromps car je viens de trouver une bonne chose que les chrétiens ont apporté au monde, le Stabat Mater de Vivaldi, sublime au delà du sublime.
J'aurais pu écrire "cuiller" ceci dit mais je n'aime pas trop. Vous l'aurez deviné je le sais, car vous êtes des lecteurs intelligents, je suis pas sur Skyblog merde. Oui, je me suis déclaré volontaire. Oui moi, alors que je croûle sous le travail et les sollicitaions de toutes parts, j'ai accepté d'apporter ma pierre ponce à l'édifice que constitue ce festival (car un festival sans volontaire c'est un peu comme une fleur sans tige). Le fait que se constituer volontaire octroie d'office des tickets gratuits audit volontaire ne fut bien sûr pour rien dans ce choix de me porter utile aux miens, choix qui tient essentiellement de l'amour sincère que je porte envers ma communauté ainsi qu'envers l'humanité en général. Donc oui je me suis porté volontaire, pour au moins deux terribles demi-journées. La première partie de mon volontariat (car un festival sans volontaire c'est un peu comme une femme sans sourcils) fut d'aller me sous-fifrer auprès d'un illustre inconnu possédant un rang hiérarchiquement supérieur au mien, un dénommé Skyler, ça tape comme nom. Arrivé à l'amphithéâtre où devait se dérouler les ateliers pédagogiques pour mômes sapés en pingouins, quelle n'est pas ma surprise de découvrir que deux étudiants indiens (ceux d'Inde) sont déjà là, et qu'en tout nous sommes quatre, et qua donc c'est trop, mais que c'est pas grave ya pas mort d'homme. Alors j'ai passé trois heures à distribuer quelques papiers aux adultes, à observer le comportement des enfants américains (qui sont assez semblables aux nôtres, c'est pour le moins incroyable), à me reposer de mon lever très matinal, à trouver des chips à une choupinette toute pâle, à manger deux parts de pizza et aller acheter de l'eau en grillant toute la file d'attente parce que j'ai un badge "Volunteer" et que si vous n'estes pas contents je m'en fous mais vraiment. Vers trois heures on me renvoie au QG des Volontaires, toujours avec mon badge autour du cou, que je porte fièrement tel un oriflamme frappé des armoiries de mon illustre famille, the University of Idaho. Et là une charmante demoiselle me propose de faire partie d'une Special Team, chose que je ne pouvais bien évidemment pas refuser. Ma mission telle que je l'ai acceptée, périlleuse s'il en est, fut d'aller récupérer des glacières dispersées aux quatre coins du campus et du centre-ville, un peu comme une chasse au trésor grandeur nature. Pour ce faire, je dispose de deux équipières: j'ai oublié son nom et je n'ai jamais su son nom. J'ai oublié son nom mérite le détour. Survivante de la mouvance hippie, chose que je conclus après une analyse minutieuse de son acoutrement vestimentaire et breloquaire, la soixantaine, elle se distinguera par sa gentillesse et son incapacité de se taire plus de cinq secondes. Celle dont je n'ai jamais su le nom ne mérite même pas que je le sache. Etudiante en provenance de ces chacals puants de Boise State, majorant en mathématiques, je pense que je peux m'arrêter là, vous m'aurez compris. Après avoir consciencieusement récupéré toutes les glacières, toutes sauf une, à cause d'un guignol qui voulait pas nous laisser entrer parce qu'on avait pas le badge "All access", nous rentrons au QG, sous les hourras de la populace en liesse. D'emblée nous repartons moi et charmante demoiselle pour allez chercher la glacière manquante, elle conduisant notre pick-up de destrier, moi déclamant quelques poèmes de ma confection. Entrant à nouveau dans le Kibbie Dome (notre stade qui ressemble à une grande grange), je prends soin de gratifier le mécréant qui m'avait refusé le passage d'un regard lourd de sous-entendus (en gros, ben ouais connard maintenant je l'ai mon pass all access tu vois bien que j'avais raison sombre quiche), et puis nous repartons vers d'autres aventures. Promettant de revenir un des jours suivants, (on me supplie presque à genoux, sans déconner) je laisse le QG derrière moi, jettant çà et là quelques piécettes aux gueux qui croisent mon chemin. Bilan some toute positif de cette demi-journée de volontariat (car un festival sans volontaires c'est un peu comme un indonésien sans moustaches), bilan qui m'autorisent à me rendre au festival l'esprit en paix du devoir accompli.
Leave this body!
Que dire de ce premier concert du festival? Eh bien... Que je n'aime pas le jazz oui peut-être, je sens que j'en ai déçu là dans le fond, pardonnez-moi je ne suis pas parfait. J'ai adoré le gros nounours qui jouaient du trombonne, ça c'était vraiment bien, mais par contre j'entretiens une défiance toute particulière envers les pianistes de jazz, et leur capacité à transformer notre salle de concert en ascenseur géant. Merde ça fait boeuf ce que je viens de dire. Pouah alors continuer hein. Ça fait tâche si je dis que les jazzmen blancs sont généralement chiants? Oh ouais ça fait limite nazi merde. Nan parce que c'est sûr qu'ils sont techniquement très doués (et puis ils ressemblent à des agrégés d'histoire médiévale aussi) mais je ne sais pas s'ils ont saisi d'où venait leur musique, et ce qui la rendait si particulière (ou alors c'est moi qui n'ai pas saisi mais personne n'osera me le dire en face, de toute façon j'ai le droit d'être prétentieux, c'est moi qui décide). Le final, voilà ce qui m'a le plus plu. Presque tous les musiciens se retrouvent sur scène pour un boeuf géant, avec trois batteurs et tout plein d'autres trucs aussi. Ah oui le xylophone électrique, spécialité de feu Mr. Hampton, c'est charmant.
To going study?
Pour conclure je préfère le Blues, mais cela ne m'empêchera d'assister aux autres concerts. J'ai des tonnes de choses à vous communiquer mais là il est un peu 03h32 et même à moi il m'arrive d'être fatigué, oui c'est à peine croyable. Mais je ne partirai pas sans vous offrir quelques larmes, à verser sur cette chanson magnifique d'un film non moins magnifique, Dancer in the Dark.
I've seen it all
I've seen it all, I have seen the trees,
I've seen the willow leaves dancing in the breeze
I've seen a man killed by his best friend,
And lives that were over before they were spent.
I've seen what I was - I know what I'll be
I've seen it all - there is no more to see!
Indigènes
You haven't seen elephants, kings or Peru!
I'm happy to say I had better to do
What about China? Have you seen the Great Wall?
All walls are great, if the roof doesn't fall!
And the man you will marry?The home you will share?
To be honest, I really don't care...
Argonaute
You've never been to Niagara Falls?
I have seen water, its water, that's all...
The Eiffel Tower, the Empire State?
My pulse was as high on my very first date!
Your grandson's hand as he plays with your hair?
To be honest, I really don't care...
Stabat
I've seen it all, I've seen the dark
I've seen the brightness in one little spark.
I've seen what I chose and I've seen what I need,
And that is enough, to want more would be greed.
I've seen what I was and I know what I'll be
I've seen it all - there is no more to see!
Mater
You've seen it all and all you have seen
You can always review on your own little screen
The light and the dark, the big and the small
Just keep in mind - you need no more at all
You've seen what you were and know what you'll be
You've seen it all - there is no more to see!

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